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69 results
  • LEE Seung-U La Vie rêvée des Plantes
    French(Français) Article

    Arts Livres / September 22, 2006

    D’entrée, on sent le roman bien écrit. L’intrigue est riche en sentiments et en symboles : c’est d’abord l’histoire de deux frères amoureux de la même jeune femme, Sunmi, mais seul l’aîné, Uhyon, photographe à ses heures, en est aimé de retour. Sunmi lui enregistre des chansons, non sans talent poétique :   Je t’ai donné mon cœur. De toi, je n’ai pas reçu un regard Alors que je suis là depuis si longtemps. Combien de temps me faudra-t-il encore attendre ? Avant qu’il ne disparaisse sans laisser de trace, Prend mon cœur en photo, mon photographe (p.75)

  • Entretien avec Lee Seung-U (La Vie rêvée des plantes)
    French(Français) Article

    lelitteraire.com / September 17, 2012

    On sait que les éditeurs, contraints par des mécanismes commerciaux qui tendent à s’emballer, doivent tenir prêts leurs livres de plus en plus tôt. En conséquence de quoi il est fréquent que nous autres chroniqueurs recevions dès le mois de mai des livres qui ne seront officiellement mis en vente qu’à la fin du mois d’août. Ce travail d’accompagnement d’un livre, mené toujours plus en amont de sa sortie, ne se limite pas aux seuls envois de « services de presse », et les auteurs eux-mêmes sont parfois invités à promouvoir un ouvrage qui, pour le public, n’existe pas encore… Ainsi l’écrivain coréen Lee Seung-U séjourna-t-il en France en juin pour présenter une Vie rêvée des plantes qui ne devait sortir que le 24 août.

  • 키모노를 입은 로미오와 줄리엣
    Korean(한국어) Article

    LE FIGARO / September 14, 2006

    고대 신화에서 영감을 얻은 아시아 소설가들이 있다. 무라카미 하루키, 이시구로 카주오에 이어 이승우는 영원한 사랑에 대한 오르페우스 신화를 자기 방식으로 해석해내고 있다. 사랑이 시간의 파괴에 승리하는 것은 꿈속에서나 가능한 것임을 나름대로, 섬세하고도 잔인한 방식으로 상기시키고 있다. 매혹적이고 악마적인 이 변주곡 속에서는 다양한 영감, 세기와 세대 등이 복잡하게 뒤섞인다. 기모노로 연기하는 로미오와 줄리엣이라고 할까.

  • L’œuvre de LEE Seung-u : Entre culpabilité et espoir
    French(Français) Article

    keulmadang / September 04, 2014

    À traquer les « figures obsédantes » qui parcourent l’œuvre d’un auteur, on risque de passer à côté de l’unité de chacune des œuvres. Pour autant, il y a chez LEE Seung-u une telle constance thématique que l’on ne résiste pas à lier ces romans pour observer combien la somme forme une unité.

  • Le Regard de midi
    French(Français) Article

    keulmadang / September 04, 2014

    Midi, l’heure de la journée où la lumière est la plus forte, l’heure où la vérité éclate. Un jeune homme découvre, pour son malheur, qui est son père.   Le Regard de midi raconte l’histoire d’un jeune homme de trente ans, élevé et choyé par sa mère, qui se décide à retrouver son père : une étape nécessaire pour s’épanouir complètement. Cette rencontre avec son père — ce personnage « mort » dans son esprit, comme le lui fera remarquer son voisin, professeur retraité de psychologie (« Ce père, il n’est pas mort, il a été tué ! Dans votre conscience ») —, il l’a imaginé des milliers des fois. Âgé de près de trente ans lorqu’il éprouve l’impérieux désir de le connaître, une question se pose : comment a-t-il fait pour se passer si longtemps et sans encombre de cette figure tutélaire ?   Le lecteur connaisseur de la Corée sait combien il est difficile pour un enfant sans père de mener une vie tranquille. Il doit constamment justifier cette absence et faire face au mépris de la société qui considère qu’une famille doit normalement être composée d’une mère et d’un père. En Corée peut-être plus qu’ailleurs, les apparences priment sur tout ; le regard des autres devient même le foyer de l’estime de soi :   « À l’âge où l’on prend conscience du regard que les autres portent sur soi, tout fils trouve embarrassante l’affection démesurée de sa mère. Cela se produit où il réalise que l’amour maternel, unilatéral et inconditionnel, ne le protège plus contre les défis du monde. Certes, il en va autrement quand il est seul avec sa mère. En tête à tête avec elle, il ne le trouve pas pesant, cet amour. »

  • LEE Seung-u, un écrivain très aimé des Français
    French(Français) Article

    keulmadang / September 04, 2014

    On dit que les romans de Lee Seung-u ont changé avec le temps, passant d’une narration abstraite à des éléments descriptifs de la vie quotidienne. Les personnages se font aussi moins décharner. « Au début, je voulais ajouter une histoire à une idée, alors que maintenant, je me concentre plus sur l’histoire que sur la métaphysique. Plutôt que de transmettre un message, je préfère chercher à comprendre la mentalité d’un personnage. Je crois que c’est la raison pour laquelle on dit que mes romans ressemblent de plus en plus à des fables et en deviennent plus faciles à lire. Lorsque j’écris, je cherche à répondre à la question : Pourquoi ce personnage fait-il ceci ? » Ancien écrivain à plein-temps, Lee Seung-u a changé de vision sur le roman en enseignant à l’université. « Par le passé, il y avait énormément de romans que je ne pouvais pas lire, que je refusais de reconnaître. En lisant les travaux de mes étudiants, par contre, je suis devenu plus tolérant quant au genre de roman que chacun rêvait d’écrire, en cessant d’insister sur le genre de roman que j’aimais moi-même. » En d’autres termes, le lecteur difficile à satisfaire du passé lit maintenant tout et n’importe quoi. À faire ainsi, il a seulement peur de se diluer.   Source: http://www.keulmadang.com/blog/lee-seung-u-ecrivain-tres-aime-des-francais-par-park-hae-hyun/

  • 이숭우〈식물들의 사생활> evene.fr 평
    French(Français) Article

    evene.fr / October 23, 2006

    C'est un roman éblouissant. Pas tant par l'originalité de l'histoire ou des thèmes, vieux comme les Testaments - amour sacrificiel, trahison, rivalité fraternelle - que par la justesse de ton avec laquelle ils sont traités. Si bien que les sentiments tant de fois vécus et lus, usés comme le souvenir d'un souvenir, retrouvent ici la saveur d'une première fois.

  • Nur kein Blütenneid
    German(Deutsch) Article

    Frankfurter Allgemeine Zeitung / October 18, 2005

    Gastland in der Nische? Koreas erfolgreiche Literaturvermittlung / Sechzehn schwere Bände, soviel braucht es schon, um Koreas Weg in die Moderne nachzuzeichnen, um einer großangelegten Familiensaga mit über siebenhundert Figuren den Raum zu geben, den sie eben benötigt.

  • Lee Seung-u et le journal des sentiments
    French(Français) Article

    Les influences / October 17, 2013

    La nouvelle est un format peu apprécié en France, les Coréens, eux, en sont friands [1]. Ainsi les auteurs excellent dans ce genre offrant une écriture vive et un style apparemment minimaliste, mais très travaillé. Les éditions Zulma avaient publié en 2011 une anthologie regroupant huit nouvelles de huit auteures coréennes. Une belle occasion de découvrir des univers et des styles très variés et inventifs,avec de jolies pépites. Continuant son travail de défricheur, Serge Safran, désormais en solo, vient de publier un recueil de huit nouvelles de Lee Seung-u, intitulé Le Vieux Journal. Lee Seung-U est l’un de ses écrivains fétiches dont il avait publié, chez Zulma,Ici comme ailleurs (2012), La vie rêvée des plantes (2007) et L’envers de la vie(2000). La vie rêvée des plantes avec un relatif succès fit connaître aux lecteurs francophones cet auteur à la fois si coréen et très influencé par la littérature occidentale. Aux grandes fresques historiques, ou à la peinture de moeurs de ses contemporains, Lee-Seung-u, c’est sa marque de fabrique, préfère l’introspection. Ainsi il décrit avec un sens aigu du détail les pensées les plus subtiles de ses personnages, leur perception et leurs ressentis face aux situations auxquelles ils sont confrontés. Toujours sans excès, ni vulgarité, ni nombrilisme ; ces écrits intimistes sonnent juste.

  • Le Regard de Midi, LEE Seung-U
    French(Français) Article

    La Cause Littéraire / October 10, 2014

    « Affirmer que j’allais là-bas pour une cure, était-ce dire la vérité ? Jusqu’à quel point était-ce vrai ? A quelle strate de la vérité cette affirmation appartenait-elle ? Etait-elle vraie pour tout le monde ? En tout cas, elle ne l’était pas pour moi. Ni pour ma mère. N’empêche que lorsque P. m’a demandé pourquoi je voulais y aller, j’ai répondu, pour faire une cure, et je n’ai pas éprouvé de remords ». Partir pour trouver un nom et un visage. Le nom, le visage, le regard du père, et pour cela passer par la maladie et la douleur. Han le narrateur du roman de LEE Seung-U fait ce voyage armé de quelques lectures troublantes : Rilke, Gary, Kafka, et accompagné du bacille qui le colonise. Partir pour trouver ce qui l’empêche de marcher, une perte, un doute, un pressentiment, comme une frontière militaire qui sépare sa Corée de l’autre. Le Regard de Midi est un livre où le moindre geste, la moindre parole, l’acte de vie est saisi par ce tremblement, cette terreur souterraine, signe que la maladie fait son chemin. Tout y est gris, sombre, désespéré, même si par instants le narrateur laisse son regard s’illuminer par les éclats de la nature qui l’entoure.