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국수

  • Author
  • Country
    Republic of Korea
  • Publisher
  • Published Year
    2014
  • Genre
    Korean literature - Contemporary drama - Contemporary fiction

Title/Author/Genre

  •  

    Title: Les nouilles

    Author: Kim Soom

    Genre: Changbi Publishers, Inc.

     

    LTI Korea staff: Minkyung HA (minkyung_ha@klti.or.kr / +82-2-6919-7746)

Description

  • About the book

    Les nouilles est le quatrième recueil de nouvelles de la romancière Kim Soom, lauréate du Prix littéraire Daesan en 2013 et du Prix littéraire Hyeondai en 2012. Il contient neuf nouvelles, notamment « Les nouilles » qui a prêté son titre au recueil et « Cette nuit-là, Kyungsook », œuvre primée par le prix Hyeondai susdit. Dans ses œuvres précédentes, l'auteur décrit le tumulte interne de personnages soumis à de fortes pressions extérieures, à travers les récits qui mêlent réel et fantastique. Tout en gardant cet univers, les œuvres réunies dans le présent recueil mettent davantage l'accent sur les relations au sein de la famille.

    « Les nouilles » mérite une attention particulière. L'auteur y met en scène la narratrice je et sa belle-mère vous qui s'est mariée avec le père de la narratrice vingt-neuf ans auparavant. Le je rend visite au vous atteinte d'un cancer. Elle lui cuisine un bol de nouilles. Le récit se déroule sous la forme d'un monologue de la narratrice, une sorte de lettre intime destinée à la belle-mère : « Au moment où j'abaisserai la pâte avec le rouleau en la saupoudrant de farine, je serai devenue aussi âgée que vous sans avoir pu y résister. Une maison où le mari au caractère on ne peut plus froid n'est plus, décédé, et d'où les beaux-enfants sont également tous partis... Toute seule dans cette maison, combien de temps deviez-vous passer à pétrir la pâte ? »

    Les nouilles sont le premier plat que la belle-mère a cuisiné pour la narratrice. À ses yeux d'enfant, ce plat paraissait trop simple, pauvre et pitoyable. Devenue adulte, elle comprend désormais mieux la vie d'une femme ; celle de sa belle-mère lui paraît semblable à ce bol de nouilles, triste et désolante. Les étapes de la préparation de la pâte pour fabriquer les nouilles se superposent aux étapes par lesquelles la narratrice va se rendre compte de la douleur de sa belle-mère, pour finalement ressentir une profonde empathie pour elle. Ce récit sous la forme d'un monologue rappelle Punggeumni Itdeon Jari(La place où était l'orgue), roman de Shin Kyungsook, et marque l'un des sommets esthétiques de l'univers littéraire de Kim Soom.

    (Korean Literature Now, Vol.23 Printemps 2014)

    About the translators

    LEE Jung-Eun (traducteur)

    Née en 1978 à Séoul en Corée. Diplômée en Sciences sociales à l'Université d'Ewha, elle part en France pour des études d'art et se passionne pour la langue française. Après avoir obtenu une maîtrise en Français langue étrangère à l'Université de Nantes, elle commence à travailler comme traductrice. Elle a notamment traduit du français vers le coréen Un lit pour deux (J.-C. Kaufmann), La blessure d'abandon (D. Dufour), L'assommoir (E. Zola), La terre des hommes (A. Saint-Exupéry) et quelques œuvres d'Arsène Lupin (M. Leblanc).

    BADIE D'ARCIS Fadette (réviseur)

    Née en 1975 à Mantes en France. Après des études de droit et de sociologie, elle se découvre une vocation pour l’enseignement du français à un public étranger. Elle part enseigner au Mexique, en Chine et en Thaïlande où elle commence des traductions et révisions des textes commerciaux et universitaires, des doublages de documentaires ainsi que des transcriptions d’enregistrements sonores.

    Note du traducteur

    Dans son recueil de nouvelles Les nouilles, Kim Soom décrit neuf moments courts autour de la famille. Ses personnages sont pris dans un réseau où s'imbriquent les relations familiales, le contexte social et les émotions. Ils y poussent des soupirs, se lamentent, s'efforcent de s'en sortir ou bien se justifient et se consolent. Et lorsqu'ils sont poussés à l'extrême, ils plongent dans une sorte d'illusion paranoïaque. Le lecteur les suit alors, le cœur serré, sur ce terrain incertain entre le réel et le fantastique se demandant où iront ces personnages. Il est captivé par ces temps brefs, qui passent si lentement mais si intensément. Les phrases se succèdent en rythme et créent un espace, un temps, un ordre et une atmosphère étranges et inconnus. Les œuvres ainsi construites sont belles et cette beauté bouleverse le lecteur.

    Ces situations résonnent profondément en nous sans doute parce que la réalité est bien présente dans ces nouvelles. En effet, les œuvres de Kim Soom ont une résonance universelle en mettant à leur centre la condition humaine comme la vieillesse, la pauvreté, la mort et les contraintes imposées par la société contemporaine. Les protagonistes semblent pris dans un étau, ils n'ont pas d'autre choix que de devenir soit bourreau, soit victime. L'auteur fait ressentir subtilement aux lecteurs le rapport doublement déformé entre la famille et la société quand il s'immisce dans l'intimité des personnages. Le lecteur peut entrevoir timidement une vitalité dissimulée, une lueur de changement et d'espoir, un salut au-delà de la relation de bourreau-victime, des rancœurs, de la haine ou du renoncement.

    Je souhaite que cet auteur prolifique, qui ne cesse d'élargir et d'approfondir son univers littéraire, soit présenté au plus vite aux lecteurs francophones. Et que ce recueil soit la porte d'entrée de cette première rencontre.

    * Les références pour la rédaction de cette note : la postface de Les nouilles par LEE Byungchang, l'entretien entre KIM Soom et JUNG Hongsoo dans la revue littéraire Munhakdongnae (vol. 94, 2018), le texte sur l'auteur par KIM Junghwan dans la même revue (vol. 59, 2009).

    Media Response/Awards Received

    J'ai toujours aimé le visage de Kim Soom au point où il m'arrivait de regarder sa photo sans l'avoir jamais rencontrée. L'expression de son visage me rappelle un détour. Son roman est peut-être l'enregistrement d'événements que sont les expressions d'un visage. Non. Son roman montre comment une seule expression peut devenir un événement. Et cet événement ne dépasse jamais l'être humain. Il ne prend jamais fin. Est-il semblable à la profondeur d'une larme qui erre à la surface sans pouvoir atteindre le fond ? Non. Elle n'erre pas, mais fait probablement un détour. Les œuvres de Kim Soom semblent en effet nous dire que le détour n'est pas le raccourci pour atteindre l'essentiel, mais que le détour lui-même est l'essentiel. Dans un murmure, mais avec tant d'acharnement.  - JANG Seungri (poète)

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