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천국보다 낯선

  • Author
  • Country
    Republic of Korea
  • Publisher
  • Published Year
    2013
  • Genre
    Literature - Korean literature - Contemporary fiction

Title/Author/Genre

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    Title: Étranger au paradis

    Author: Lee Jangwook

    Genre: Novel

     

    LTI Korea staff: Minkyung HA (minkyung_ha@klti.or.kr / +82-2-6919-7733)

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    Title: Stranger than Paradise

    Author: Lee Jangwook

    Genre: Novel

     

    LTI Korea staff: Alex Baek (alex_b@klti.or.kr / +82-2-6919-7741)

Description

  • About the book

     

    Jeong, Kim et Choi, qui viennent d’apprendre la mort de leur amie, A, dans un accident de la route, se dirigent vers la ville de K pour les funérailles. Pourquoi ont-ils chacun une image différente d’A dans leur mémoire ? Étranger au paradis est une métafiction dans laquelle alternent des points de vue discordants, caractéristique de l’écriture de Lee Jangwook. Le récit, qui s’apparente à un road movie, procède par répétitions et variations autour d’un motif central, celui de l’accident et de ses circonstances, perçu à travers le prisme du regard de chaque personnage. Dans cet ouvrage se révèle, avec une profondeur remarquable, la pensée de l’auteur sur l’amour, l’être humain et la vie, dans une écriture finement ouvragée et dans un style d’une qualité exceptionnelle.  


    Jeong, Kim et Choi, roulent de nuit sur l’autoroute. Ils se rendent sur le lieu des funérailles d’A, qu’ils ont connue au ciné-club de l’université et avec qui ils ont partagé une époque de leur vie. Mais dans la voiture, au lieu d’être habités par les souvenirs de la défunte et de ressentir tristesse, remords ou regret, les personnages sont entraînés dans un univers sinistre et irréel. Kim, Choi et Jeong, qui ont tous aimé A en vain, chacun à sa manière, ont l’impression que quelque chose leur dévore l’âme ; sans pouvoir nommer cette chose, chaque personnage est pris d’un sentiment d’amertume, celui de n’être au bout du compte que le rescapé d’un combat perdu. Kim, qui était un jeune homme à l’esprit vif et astucieux, est impliqué dans des transactions irrégulières d’actions, il fréquente les tripots et le champ de courses et se trouve même auteur d’une fraude à l’assurance. Jeong, romancière, plagie les écrits d’A, sans être capable d’aucune originalité. Choi, qui est resté à l’université dans le but louable de poursuivre ses études de sociologie, est sur le point de devenir conseiller d’un député du parti au pouvoir, considérant que la vie est trop courte pour poursuivre un idéal lorsqu’on n’est pas dans le système. Quelques jours plus tôt, les personnages se sont réunis à l’occasion d’une avant-première du film d’A, Étranger au paradis. Cette nuit qu’ils ont passée dans la chambre d’A, ils s’en souviennent tous, mais la manière dont ils en retracent le souvenir varie de l’un à l’autre. Depuis un certain temps, le GPS ne capte plus le signal, l’écran n’est plus qu’un espace vide, qui n’affiche rien – ni emplacement, ni destination. Quelques minutes après la diffusion, à la radio, d’une information sur un accident de la route, ils voient cet accident se produire sous leurs yeux. C’est alors que les personnages commencent à recevoir, chacun sur son téléphone, des messages différents d’A, leur amie morte.  


    Dès le début du roman, le lecteur est plongé dans l’intériorité des personnages et confronté à son étrangeté – son altérité et sa poésie. Il est d’abord dérouté par un texte qui, à son ouverture, le précipite au cœur de l’espace d’une subjectivité qui se donne à lire, dans un premier temps, sous 
    l’angle de l’enfermement. Mais très rapidement apparaît l’enjeu du roman : mettre en scène, par l’alternance des points de vue et des voix, la manière dont chaque personnage perçoit la réalité – celle, présente, du voyage en voiture et celle, passée, de l’histoire de sa relation avec A et avec les autres. L’intérêt narratologique de l’alternance des points de vue et de la plongée successive dans l’intériorité de chaque personnage est d’amener le lecteur à construire, à partir de ces perceptions à la fois convergentes et divergentes du monde, sa propre représentation de l’histoire et des personnages. La fiction développe ainsi une pensée sur elle-même, sur son rapport à la réalité du monde et à la vérité des êtres et, par sa structure même, elle se met constamment en abyme. Cette mise en abyme est redoublée par la référence constante à un autre art de la narration et de la représentation, le cinéma, qui constitue le fil rouge du roman. Elle est exhibée dans les titres – celui du roman et ceux des chapitres –, tous empruntés à des films. Le cinéma est également l’un des thèmes du roman, dont les personnages se sont rencontrés au ciné-club, et l’un de ses motifs récurrents, par le biais notamment des nombreuses images et métaphores issues de l’univers cinématographique. La narration lui emprunte aussi certaines de ses techniques : enchaînement des images, montage de séquences, langage des couleurs et importance de la luminosité. Étranger au paradis est un roman expérimental, en ce sens non seulement qu’il met à l’épreuve les techniques de la narration moderne, mais aussi qu’il permet une véritable expérience de lecture, au centre de laquelle se trouve une sensation très particulière du rythme narratif. Les phrases sont courtes, le style est enlevé, les images sont frappantes, et l’on est rapidement pris dans ce tourbillon d’un temps dont la linéarité est brisée, qui avance par saccades, qui progresse par analepses, répétitions et variations. « Le temps est une onde qui converge, se répète, il n’est qu’une vague qui se brise à l’infini sur ce moment appelé le présent », dit Choi dans le troisième chapitre. Le lecteur est ballotté entre le plaisir de se laisser entraîner par ce récit chaotique et le désir de reconstruire sa linéarité et sa cohérence. Et il est vite pris au jeu – ou au piège : tel un détective, il traque les indices qui vont lui permettre de reconstituer le drame – celui de l’accident, celui de ces existences qui ont sombré dans le sordide.  

     

    About the author

     

    Critique animant le débat sur le futurisme, l’un des courants majeurs du monde de la poésie en Corée dans les années 2000, et poète futuriste lui-même, chercheur en littérature russe et auteur de romans et nouvelles, Lee Jangwook possède un large éventail de talents et brille aussi bien comme critique que comme écrivain, dans le domaine poétique aussi bien que narratif.  


    Né en 1968, il a débuté sa carrière de poète en 1994 et a commencé à publier des romans en 2005, avec Démons joyeux de Callot, qui a reçu le prix de l’écrivain de Moonhaksoochup. Plusieurs prix littéraires lui ont été décernés pour ses nouvelles, parmi lesquels le prix littéraire de Webzine-moonji (Gokran, 2011) organisé par une grande maison d’édition, le prix littéraire de Kim You Jeong (Jeong Gui-go de nous tous, 2014), un des prix littéraires les plus importants en Corée.  


    Bibliographie : Poésie : Montagne de sable dans mon sommeil (2002), Party musical à midi (2006), Date de naissance (2011) Romans : Démons joyeux de Callot (2005), Étranger au paradis (2013) Recueils de nouvelles : Roi de la confession (2010), Tout ce qui n’est pas une girafe (2015) Essais critiques : Mon garçon moderne et mélancolique (2005), Révolution et modernisme (2005)   

     

    About the translators

     

    Lee Tae-yeon, traductrice Doctorat en littérature générale et comparée à l’université Paris XII Traductions : Han Kang, Pars, le vent se lève, Decrescenzo éditeurs, 2014 (prix de traduction de la littérature coréenne) Kim Jung-hyuk, Bus errant, Decrescenzo éditeurs, 2013 La bibliothèque des instruments de musique, Decrescenzo éditeurs, 2012 Claudine Desmarteau, Le petit Gus, Kookmin Books, 2013   

     

    Pascale Roux, maître de conférences en littérature française à l’université Grenoble-Alpes  Doctorat de littérature française à l’université de Paris III-Sorbonne nouvelle Agrégation de Lettres modernes Ancienne élève de l’École normale supérieure  
    Domaines de spécialité : langue française et stylistique, littératures francophones, avant-gardes littéraires  
    Ancienne enseignante de perfectionnement français à l’École supérieure d’interprètes et de traducteurs (Paris)

     

    Media Response/Awards Received

     

    Ce roman, dans sa version traduite, vise des publics relativement variés. Il peut toucher aussi bien un public amateur des nouvelles esthétiques romanesques, un public de lettrés, d’amateurs d’écritures poétiques qu’un public avide de dépaysement, voyageur, intéressé par les formes de spiritualité orientales.   
      
    Quelques points de vue critiques  
    Roman à suspense empruntant la forme du road movie, récit allégorique sur la vie et ses désillusions, métafiction structurée autour de films dont les titres sont aussi ceux des chapitres du roman. Le suspense, créé à coup sûr, fait de son roman quelque chose de profondément étranger au roman. - Kang Ji Hee, critique littéraire  
    Lorsqu’on achève le dernier chapitre écrit à la troisième personne, on est sous le choc pendant un long moment. Lire ce roman, c’est s’aventurer aux avant-postes de la littérature coréenne, d’aujourd’hui et de demain. - Jeong Yi-hyun, écrivain  
    Lee Jangwook est là pour assurer l’avenir de la poésie ; il incarne aussi aujourd’hui l’avenir de notre roman. Étranger au paradis marque la naissance de la nouvelle narration . - Baik Jieun, critique littéraire 

     

  • About the book

    The novel Stranger than Paradise offers a unique narrative structure with each character’s point of view accessible to the reader. The book reads like a road trip movie telling the story of two men and a woman traveling in a car.

    Kim and Choi are the two male characters and Jeong is Kim’s wife. They all attended the same university and are on their way to attend the funeral of their mutual female friend, “A,” who was a fellow member of the film club during their college days. While they are traveling to the small, provincial town for her funeral, each of them reminisces about A, reflecting on things that had happened between them. All three had once loved A, but each has a bitter memory of their love not coming to fruition. They all think they know A, yet when they share their stories about her, their recollections vary. In fact, even their views on the events that take place during their trip are completely different.

    Stranger than Paradise does not provide a clear-cut picture. Author Lee Jangwook constructed the narrative by telling it from the perspective of each character: first Kim, then Choi, and finally Jeong. The strange questions that arise from each person’s viewpoint overlap as their stories unravel. Readers will have a hard time figuring out whose recollection comes closest to the truth. In actuality, it does not matter whether or not each individual’s story is correct since every recollection and testimony has, in its own way, a kernel of truth.

    There is a twist at the end of the novel, which overrides all the testimonies: there was a camera observing them the whole time. Like the viewfinder of a camera suspended overhead by a crane, it completely alters the perspective of the three characters.

    About the author

    Lee Jangwook (b.1968) made his literary debut with the publication of his poems in Contemporary Literature in 1994. He has authored two poetry collections, A Sand Mountain In My Dream (2002), and Hopeful Song at Noon (2006); essay collections on poetry, My Gloomy Modern Boy (2005) and Revolution and Modernism: Russian Poets and Thinkers (2005); a novel, Joyful Devils of Callot (2005); and a collection of short stories, The King of Confession (2010).

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